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Le projet

Anthonominalie est une base de données interrogeable en ligne, complétée et mise à jour régulièrement. Elle inventorie des notices catalographiques et des références bibliographiques décrivant des dictionnaires, des glossaires, des lexiques, des listes de mots classés alphabétiquement et des recueils de mots centrés sur un thème, rédigés en langue française ou pour partie en langue française, imprimés, sur une période qui s’étend des incunables à 1600. Cette base de données ne mentionne pas les manuels de grammaire aux nombreuses listes de déclinaisons et les ouvrages ne présentant qu’un index.

Ce projet a pour ambition de compléter et de réviser la bibliographie sur support papier de Margarete Lindemann (LINDEMANN 1994 : 542-781), point de départ à ce jour obligé de toute recherche sur les dictionnaires rédigés en langue française publiés avant 1600. Pour effectuer cette révision, une conversion de cette bibliographie en une base de données a été réalisée et une consultation systématique de nombreux catalogues d’établissements documentaires et de plusieurs métacatalogues informatisés disponibles en ligne a été engagée. Anthonominalie se compose aujourd’hui de plusieurs éditions et émissions non mentionnées dans l’étude de Magarete Lindemann.

Pour compléter cette recherche, plusieurs tables de référence décrivant des dictionnaires ont aussi été ajoutées. Il s’agit entre autres des tables d’autorité de Charles BEAULIEUX, de Bernard QUEMADA, de Frans CLAES, de Albert LABARRE, de Nicole BINGEN et de Hans Josef NIEDEREHE.

Aujourd’hui, Anthonominalie présente plusieurs milliers d’entrées et autant de listes. Le lecteur a accès à des listes d’auteurs, de titres, de dates, de lieux d’impression et d’imprimeurs, à un champ de recherche, à une suite d’exemplaires connus, à une recherche par établissement documentaire et à des versions numériques aujourd’hui disponibles en ligne. Ces différentes listes évoluent en fonction des ajouts et des modifications apportées aux notices anthonominalie.

Chaque notice anthonominalie a été conçue pour recevoir une pluralité d’informations. Chaque notice anthonominalie cite in extenso les notices catalographiques et les références bibliographiques consultées. Ces notices catalographiques et ces références bibliographiques sont aussi notre objet d’étude. Par elles, nous découvrons des dictionnaires et nous les décrivons. Ces notices catalographiques et ces références bibliographiques malheureusement peuvent être erronées. Au moyen d’enquêtes que nous décrivons, nous nous efforçons de comprendre et de préciser la nature de ces éventuelles erreurs.

Parmi ces erreurs, il existe la mention à des ouvrages fantômes. Les ouvrages fantômes sont des ouvrages mentionnés dans des bibliographies ou des métacatalogues informatisés mais qui ne présentent pas, après enquête, d’existence réelle. Plusieurs notices catalographiques et références bibliographiques mentionnées dans Anthonominalie décrivent des dictionnaires fantômes. La bibliographie de Bernard QUEMADA, par exemple, est composée de plusieurs dictionnaires fantômes.

Différemment, de manière inédite, les entêtes des notices anthonominalie expérimentent de nouvelles règles d’écriture. Ces nouvelles règles d’écriture répondent à deux objectifs.
D’une part, il s’agit de rendre compte d’une pluralité d’informations parfois contradictoires entre autorités pouvant être associée à un même ouvrage. Pour exprimer ces différends, sans effectuer de choix entre les autorités, dans l’entête de chaque notice anthonominalie, il est précisé à côté de chaque propos, en exposant, la provenance de ces informations. Ces informations se retrouvent ensuite de manière détaillée dans le corps de la notice.
D’autre part, de nouvelles règles d’écriture ont été définies afin d’éviter d’éventuelles confusions lorsqu’un même signe typographique est employé à des fins différentes. Il nous importait, par exemple, dans l’entête de chaque notice anthonominalie de faire la distinction entre un point marquant une abréviation, un point final présent dans un titre et un point marquant les champs d’un entête (auteur, titre, adresse…). Pour limiter cette confusion, ces derniers ont été remplacés par un point graphiquement plus large : «  ». De même, l’emploi des crochets droits a été restreint. Il est réservé aux informations extérieures ne figurant pas dans le corps de l’ouvrage. Toute information figurant dans le corps de l’ouvrage (dans la préface, dans le colophon…), hors de la page de titre, est placée entre parenthèses.

Pour toutes ces raisons, Anthonominalie est avant tout un inventaire. Si cette base de données s’essaie à décrire les ouvrages mentionnés livre en mains et s’essaie à les sérier, elle a aussi pour dessein d’articuler une pluralité de descriptions issue de notices catalographiques et de référence bibliographiques d’horizons divers. Dans la tradition des tables d’autorité citées ci-avant, Anthonominalie est pour partie composée de dictionnaires vus, examinés, et pour une autre partie composée de propos rapportés.

Depuis avril 2021, des notices catalographiques et des références bibliographiques détaillant des ouvrages, présentant les mêmes critères, imprimés au XVIIe siècle, ont été ajoutées. Cet ajout augure la création d’un inventaire plus étendu et une réflexion sur la complexe gestion des dictionnaires plurivolumaires, dictionnaires plus nombreux au XVIIe siècle.