Anthonominalie > Notice n°2401

Comenius Johann Amos  Janua linguarum reserata aurea Cologne : [s.n.]  1641 

Bingen, 1987 : p.58 et 63 .

3 langues : Espagnol ♢ Français ♢ Italien ♢

Notice anthonominalie n°2401.

Permalien : https://anthonominalie.fr/article2401.html

Notice créée le lundi 4 juillet 2022 → Mise à jour le lundi 4 juillet 2022

Références externes

Table(s) de dictionnaires sur support papier

1987. Bingen, Nicole. Le Maître italien (1510-1660) : Bibliographie des ouvrages d'enseignement de la langue italienne destinés au public de langue française, suivie d'un Répertoire des ouvrages bilingues imprimés dans les pays de langue française. Bruxelles : Émile Van Balberghe. Coll. « Documenta et Opuscula », n°6.

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    Page(s)58 et 63
    Auteur(s)COMENIUS (Jan Amos Komensky)
    TitreJANUA AUREA RESERATA
    CommentaireUn certain nombre d’éditions de la Janua de Comenius contiennent conjointement le français et l’italien.
    La première de ces éditions paraît à Leyde en 1640 : les versions française et italienne sont l’œuvre de Nathanaël Duez.
    En 1643, une édition concurrente est publiée à Genève chez Jean de Tournes : l’adresse au lecteur accuse violemment Duez d’avoir pillé la version française de l’édition trilingue (lat., all., fr.) parue à Genève en 1638. A comparer le début du texte français de 1638 et celui de 1640, ces accusations n’étaient peut-être pas sans fondement. La traduction française de 1638 était d’ailleurs connue par Duez, il le signale lui-même dans son adresse au lecteur. Mais la version italienne de l’édition genevoise de 1643 s’est manifestement inspirée de celle de Duez de 1640. Elle est l’œuvre de Della Riva, un auteur qui a offert en 1642 une pièce liminaire à Coiro (cf. ce nom).
    En 1644, Nathanaël Duez publie à Leyde la seconde édition de son texte : sans répondre aux calomnies de Della Riva, il se contente de reprendre une partie des variantes proposées par son adversaire. Dans l’édition de 1661 cependant, il revient sur la question pour se défendre des accusations de plagiat et accabler à son tour Della Riva, homme ignorant, vénal et mauvais, qui a pillé sa traduction italienne.
    La querelle s’arrête là car, comme nous l’apprend Duez lui-même, Della Riva est mort entre-temps.
    Signalons encore que la traduction italienne de la Janua publiée par Duez a été aussi critiquée par Pietro Paravicino (cf. ce nom).
    En raison du différend entre Duez et Della Riva, nous distinguons les éditions qui portent au titre le nom de Duez (éditions hollandaises et allemandes) de celles où son nom n’apparaît pas (éditions genevoises) : nous décrivons la première édition du premier groupe et les deux éditions genevoises car elles ont paru dans la zone francophone.
    Nous ajoutons à la suite la liste de certaines éditions que les catalogues et les bibliographies signalent par erreur comme contenant à la fois le français et l’italien.
    Références bibliographiquesBEAULIEUX ; BRUNOT ; EBERT ; EMERY 1947 b ; MICHEL ; QUEMADA ; QUEMADA Ms ; STENGEL ; SUAREZ GOMEZ ; VAN PASSEN ; WILLEMS.
    Détails contenuVAN PASSEN cite les éditions suivantes comme des éditions contenant le français, l’italien et l’espagnol :
    1641. Coloniae Agrippinae.
    Nous n’avons pas trouvé confirmation de cette édition.